mercredi 5 avril 2017

Daniil et Vanya (Marie-Hélène Larochelle)


Marie-Hélène Larochelle. – Daniil et Vanya. – Montréal : Québec Amérique, 2017. – 283 p.
ISBN 978-2-7644-3282-2

Thriller psychologique






Résumé : Un couple fortuné de designers de Toronto, Gregory et Emma, décide de se tourner vers l’adoption internationale à la suite d’une grossesse avancée interrompue qui ne leur permet plus d’espérer un autre enfant. Après une évaluation de leur environnement familial, on leur annonce qu’un enfant les attend Russie. Ils partent à l’aveugle et, à leur grande surprise, on leur remet sans complexité administrative des jumeaux en très bas âge. Le retour en avion est pénible compte tenu de l’état de santé des deux garçons prénommés Daniil et Vanya.

Les mois et les années passent et les enfants qui, jusqu’à l’adolescence, sont de moins en moins identiques, ont des comportements inquiétants et excessifs. Ce qui a des conséquences néfastes sur la vie quotidienne de la petite famille. Il est évident qu’ils n’aiment pas leurs nouveaux parents et particulièrement Emma qui a abandonné sa carrière pour s’occuper, en vain, de leur développement. Eux qui ont des problèmes de relations avec d’autres enfants de leur âge, s’isolent, fuguent, commettent des méfaits...  Qui sont ces garçons qui semblent avoir décidé dès le premier jour où ils ont fait la connaissance de leurs nouveaux parents à rejeter ce lien familial?  

Commentaires : J’ai beaucoup aimé ce premier roman de Marie-Hélène Larochelle, spécialiste de la violence dans la littérature contemporaine et enseignante à l’université de York. Tout y est très crédible et je m’y suis accroché dès les premiers chapitres. On sent qu’un drame se prépare dans l’univers du couple Gregory et Emma : dès leur arrivée en Russie et sur le vol de retour. Et ces enfants soudés l’un à l’autre qui ne parlent pas : il est indéniable que cette image marque le lecteur. L’auteure sait aussi entretenir le mystère et un certain climat de tension au fur et à mesure qu’elle raconte l’histoire de cet échec dans l’adoption de deux enfants dont ils ignorent tout de leur origine biologique. Les déboires du couple s’accumulent et s’amplifient au point où le lecteur a hâte de comprendre les origines de cette tragédie humaine. Et on s’attend au pire. En ce sens, le suspense est très bien entretenu, et ce jusqu’à la toute fin du roman où la vérité éclate au grand jour avec les conséquences qui en découlent. Quoique certaines questions restent sans réponse.

Ce que j’ai aimé : La forme du récit (Emma qui raconte) qui donne aussi la parole aux jumeaux, dans la dernière partie. La qualité d’écriture.

Ce que j’ai moins aimé : -

Cote : ¶¶¶¶

1 commentaire:

  1. Ce qui "impacte" la vie quotidienne..

    Le verbe impacter est condamné par l'Académie française. Il existe des termes français pour éviter cet anglicisme (affecter, influer, etc.) ou des périphrases plus précises comme avoir une incidence, avoir des répercussions ou avoir des conséquences sur.

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